MFB M15 – Clisson / Haute Goulaine – Clisson / Saint Colomban ou Comment perdre avec grâce et préparer les victoires de demain

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Regardez bien : elles se prénomment Laura, Anaïs, Mathilde, Juliette, Flora et Alya. Elles se sont pour certaines rencontrées sur le terrain samedi pour la première fois. Et pour 5 d’entre elles c’était une grande première : faire un « vrai » match ! (Une première pour moi aussi en tant que coach auprès d’elles).

Samedi 13h30, j’ouvre la salle, allume les lumières, et comprends en lisant mes messages que je serais seule à gérer l’après-midi. Instant de solitude. Et puis on remonte les manches : il y a à faire : monter les 3 terrains, (trouver la bonne hauteur !), accueillir les 4 équipes adverses, les jeunes, leurs coachs et les parents, accueillir « mes joueuses » et leurs parents, tracer les terrains (trouver les bonnes lignes dans l’imbroglio pour dessiner du 7*7), distribuer sifflets, feuilles et crayons, remplir les feuilles de match, tout en supervisant l’échauffement des filles. Mettre en place les matchs prévus, se rendre compte que je n’ai pas pris le temps de rappeler les quelques règles, faire confiance aux coachs des équipes invitées… et puis arbitrer nos matchs, outre celui qu’elles ne jouaient pas. et soutenir Ma team dans l’adversité. Débriefer avec elles de qu’on pouvait trouver d’intéressant dans les autres équipes, installer entre deux matchs la table et tréteaux, sortir les gâteaux (Merci les parents!) et boissons – j’ai vidé le stock, superviser les petits bobos et les larmes des joueuses (pas chez nous !), et puis quand enfin la vague est passée, démonter, ranger, faire le ménage et la vaisselle, sortir les poubelles… De quoi ruiner une après-midi jour de mon anniversaire!

Oui, j’aurais pu me sentir vraiment seule, mais ce samedi après-midi a été éclairé en permanence par cette équipe minime fille, leur sourire et leur plaisir. Parce que quand j’ai levé la tête j’ai vu des « gamines » joyeuses et positives, qui ont aidé dans la mesure de leurs moyens, à mettre les poteaux et dérouler les filets à défaut de pouvoir les monter, s’auto-échauffer, s’entraîner, les plus anciennes expliquant les exercices aux plus jeunes, se préparer. Se motiver.

Quand enfin j’ai eu un instant à leur consacrer, pour les accompagner, les conseiller et les coacher durant ces deux défaites, c’est pour découvrir des jeunes filles positives, souriantes, volontaires et gracieuses. OK on se regarde un peu les unes les autres dès que la balle va un peu vite, OK on est loin de mettre en place des stratégies élaborées, et on gagne le plus souvent sur les erreurs des adversaires, ok on ne maîtrise pas encore certains fondamentaux. Mais (et c’est un grand, un énorme Mais) comme disait Lénine, « là où il y a la volonté, il y a le chemin ». C’est ça que j’ai vu. Des filles volontaires, qui ne se laissaient pas démonter par les balles perdues, revenant toujours au « combat », ne mettant jamais leur orgueil en obstacle. Des filles qui se soutiennent dans l’échec. Chacune ayant ses moments de réussite. Et malgré deux défaites sans appel, on a retenu ensemble les quelques points construits, les services qui se sont déterminés au fur et à mesure pour trouver de la constance sur la fin, les jolies réceptions, les quelques attaques. On s’est congratulés.  

Alors certes, tout est à venir, mais tout est là et je leur souhaite bien des victoires à venir : nul doute qu’elles seront méritées.

Elles s’appellent Laura, Anaïs, Mathilde, Juliette, Flora et Alya et j’espère bien qu’on en reparlera bientôt ! Vous pouvez être fières de vous les filles !

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