2018-12-20 Gagner, oui, ensemble, toujours, ou « pourquoi c’est grâce à moi qu’on a gagné »… jusqu’ici !

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Je vous entends déjà, quoique vous n’osiez pas le formuler trop haut par respect dû à la fonction de Présidente que j’occuperai jusqu’à fin juin prochain et au pouvoir infini de la Force. Mais je le sens bien dans vos regards courroucés lorsque j’évoque la nostalgie de vos résumés « Elle réclame qu’on résume nos matchs à cor et à cri et sa propre équipe ne joue pas le jeu ». 

C’est vrai. D’aucuns diraient qu’ils n’ont pas eu le temps, ou qu’ils ne savent pas faire, ou que c’est mon rôle après tout (Je crois que j’ai mis ça sur mon cv lors du mercato. Et parfois je me demande si… mais non, ce sont certainement des idées… à moins que… non, ce ne serait quand même pas parce que je suis une fille, que je suis leur caution, et que je fais des résumés qu’ils m’ont recrutée dans leurs rangs ?! Quelle drôle d’idée, non…  incontestablement ce sont mes atouts de volleyeuse que plusieurs sélectionneurs de la section Bretonne profonde nord Finistère du bout du monde avaient repéré… non, et puis là n’est pas le problème. 

Non, le problème c’est qu’à force, je crains que l’absence de résumé de notre équipe, en parallèle de son parcours victorieux depuis le début de cette saison ne vienne donner du crédit à cette présomption largement infondée qui oppose les sportifs aux intellectuels. 

En effet, il y a fort à dire sur les interviews édifiantes de sportifs au sortir de leurs matchs, individuels ou collectifs. Pour autant, je soutiens qu’on peut être sportif ET intellectuel. Regardez-moi,… bon, d’accord, regardez-vous alors, ou écoutez les vrais sportifs : 

Qui a dit : 

 « Les performances individuelles, ce n’est pas le plus important. On gagne et on perd en équipe. » (1)

« Je ne joue pas contre une équipe en particulier. Je joue pour me battre contre l’idée de perdre. » (2)

Plus contestable, mais éprouvé au foot donc peut-être par extension valable au Volley Club Clisson et en tous cas, empreint d’une distance d’analyse qui doit nous conduire à l’humilité:

« Le football est une histoire de cycles. Si vous avez tout gagné avec une équipe, vous devez en changer. C’est ce qui s’est passé pour moi avec Manchester United. » (3)

Alors… qui prétendra encore qu’on ne peut cumuler les atouts ?! Si on peut être footballeur accompli et spirituel, que dire des volleyeurs ! Certes, on ne les entend pas beaucoup. C’est que là où ils respirent, il y a souvent moins d’oxygène et qu’ils ne souhaitent pas le gâcher en paroles inutiles. Vous voyez tous évidemment de quoi je parle, non ?

Ah, … non… c’est vrai : c’est qu’à prendre de la hauteur, j’avais fini par me croire grande.

Et là, Bang, à chaque match, même choc avec la prosaïque réalité. J’ai quand même un problème de taille. Je sais, je sais, la taille ça ne compte pas. Mais à partir d’un certain seuil (genre au hasard, celui qui existe entre le dessus de mon crâne qui doit culminer à 159 cm et encore cheveux gonflés et le haut du filet qui flirte plus ou moins à 243 cm), à partir d’un certain seuil différentiel, donc, la taille a son importance. Désolée de briser un tabou. 

Alors oui, on a gagné en équipe, et le petit caillou à l’édifice qui roule sa bosse n’amasse pas mousse et tout et tout. Mais quand même,… heureusement que mes acolytes sont bons et putain (4) ils le sont ! En même temps, je leur fait confiance. Or, comme l’a dit Bud « La confiance est le ciment invisible qui conduit une équipe à gagner »  (5), donc, j’ai l’esprit d’équipe, et c’est grâce à moi qu’on a gagné. CQFD.

Jusqu’ici.

Ainsi fort de ma confiance, de leurs qualités sportives et de notre bonne humeur, Clisson 1 mène sa barque tranquillou, jusqu’ici. Car au moment où je finalise ces lignes, l’aube point sur le jour qui verra l’affrontement contre le grand challenger de la poule A : NPVB1. 

Le résumé de match, avant le match avec en plus de plus, un suspens insoutenable ! si ça c’est pas du résumé !!

NPVB1 Invaincus, même pas un set de perdu, quelques points abandonnés par désinvolture, et des points qui s’agglutinent dans les colonnes de droite du tableau dont je n’ai toujours pas compris comment on les acquiert, -preuve que finalement je suis quant à moi plus sportive qu’intellectuelle-. Ainsi, ce soir, c’est le grand soir. Ils nous attendent pour le grand match. Euh, en fait, nous on les attend, mais eux je ne suis pas sûre. 

Voilà, oui, j’avoue, mes acolytes me désavoueront mais je n’exclue pas qu’une défaite vienne faire ombre au tableau, et nous inciter à remettre en cause notre stratégie. 

Du coup, dans la perspective d’une défaite, j’affine un peu ma stratégie perso. Parce que faire partie d’une équipe qui gagne c’est bien, mais si on perd, c’est pénible de devoir rester solidaire… Or l’éminent philosophe Bernard Menez apporte une solution à tous mes problèmes car « Le travail d’équipe est essentiel, en cas d’erreur, ça permet d’accuser quelqu’un d’autre » … à méditer !

En plus, ce qui est bien, c’est que comme c’est moi qui écris les histoires, je vais pouvoir me victimiser en cas de défaite, m’héroïser en cas de réussite… que du bonheur ! 

Le seul problème, c’est si les joueurs de l’équipe 1 lisent mes résumés… ils pourraient s’inscrire en faux. Mais bon… « un travail d’équipe, c’est un ensemble de gens qui font ce que je leur dis » citation choisie d’un artiste méconnu au doux nom forcément prédestiné de Michel Winner. Je crois que je vais postuler pour être coach à la place du coach en fait.

En plus, (et j’ai bientôt terminé je vous rassure, mais j’avais du matériau pour 3 résumés de matchs que je vous refourgue en un seul, estimez-vous heureux), j’ai découvert John Kessel. Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à découvrir quelques perles de sa biographie. Avec lui, je suis parée pour affronter toutes les situations, et je soupçonne Stephane de s’inspirer de ses édifiantes déclarations :

« il y a deux situations dans le volley : ou vous avez l’initiative, ou c’est l’équipe adverse qui l’a » je l’ai déjà entendu dire, et on l’a expérimenté !

« L’entraîneur médiocre parle, le bon explique, le super démontre et le meilleur inspire. » à méditer.

« Un entraîneur peut parfois voir ses joueurs avec son cœur, mais il les juge avec ses yeux. » du vécu je vous dis !

« Les qualités pour gagner sont plus importantes que les parties gagnées » c’est ce que je me disais aussi. 

« Changez vos stratégies et tactiques, mais jamais vos principes. » ah ah… elle est belle celle-là non ?

« Trop d’entraîneurs ont une grande gueule et de petites oreilles. » euh… désolée, mais c’est pas toujours faux !

Tout ça pour vous dire qu’on a gagné tous nos matchs jusqu’ici, y compris contre nos frères consanguins de Clisson4 qui étaient, reconnaissons-le en effectif incomplet, mais qu’on fera peut-être moins les malins demain !

M la Maudite


(1) Zinedine Zidane
(2) 
Eric Cantona
(3) 
Cristiano Ronaldo
(4) 
Pardon maman
(5) Bud Wilkinson

 

Post-scriptum : pour en revenir à cette histoire de taille, nous l’avions plus ou moins résolue. J’avais entrepris d’expérimenter un nouveau chapitre intitulé « Maud chez les liberos » je trouvais ça hyper-classe d’avoir un T-shirt d’une couleur différente et en plus, il parait que c’est hyper bon pour se muscler les cuisses. Mais ça ne marche plus. Maria a un problème de tour de taille qui va finir par se voir, et ne sera pas résolu avant 6 bons mois, j’ai dû troquer ma casaque contre celle d’attaquant en quatre… No comment. Merci.

Heureusement, quand rien ne va plus, il reste toujours Coluche, l’homme qui avait résolu brillamment son problème de taille en affirmant que la bonne taille c’est quand les pieds touchent par terre, aurait aussi dit que « L’esprit d’équipe… C’est des mecs qui sont une équipe, ils ont un esprit ! Alors, ils partagent ! » Et ouais, Coluche aurait mérité d’être sportif !

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